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Un blog exploratoire en reliure et papier japon

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2.9 Gravure au toner + sugar lift

Autre technique de Nik Semenoff: le lavis au toner sur plaque, en positif ou en négatif (inversé comme la technique au sucre).

Principe 1

On peint avec le toner dilué en mélange (avec un peu d 'éthanol et d'eau distillée, ici j'ai ajouté un peu de lascaux 2060), on chauffe pour fixer (je le fais au décapeur thermique, parfois sur la plaque chauffante) on fait mordre la plaque. 

Technique inversée

On peint au mélange toner qu'on fixe par chaleur, on couvre d'une fine couche de gomme-laque (très diluée d'éthanol) aussi fixée par chaleur; on nettoye le toner à la térébenthine  (ou aux cristaux de soude?), la gomme-laque cuit devient dure comme de la corne et résiste à ce traitement. On mord le vide laissé . Sur cuivre, il aurait fallu aquatinter d'abord; ici non puisque l'alu est auto aquatintant.

Oter le toner. vérifié chez Nik Semenoff comment retirer le toner (Voir http://www.monoprints.com/info/techniques/nik2.html ).
Aussi possible avec un mélange de 2/3 acétone et 1/3 thinner sans odeur ; ou frotter au doigt… ou mélange acétone et une base faible. ça part très bien au thinner pur, mais c'est pas du jeu (le shellac part aussi et puis ... hein...).

Nik conseille dans son dernier mail:

1/ bien cuire le toner à 150°C à la torche propane plutôt.

2/ couche shellac finissime.

C'était une de ses vieilles techniques, obsolète deupis que son collègue Gertsman avait trouvé que l'encre Graphic Chemical pouvait être utilisée. Je continuerai à investiguer celle-ci, faisable en autonomie et budget.

Toner en crayon/craie. Nik Semenoff utilisait tellement le toner pour l’effet tusche sur litho qu’il en a fait des crayons à dessiner pour cette technique. Retrouver sur son site http://www.ndiprintmaking.ca/ 

 

7.9 Vernis blanc

Recette de Frank Cassara page 40-43 de Boegh: 1v titane 2 vol flocons de savon de marseille 1/2v huile de lin 1 v eau distillée -> j’ai transformé en 1 v craie 2 vol cmc (j’en ai toujours un peu de prêt à l’atelier pour d’autres expériences) ½ vol huile de table et ce qu’il faut d’eau déminéralisée pour diluer.

J'appelle "eau déminéralisée" l'eau que je récupère du séchoir à linge à la maison; c'est de la vapeur condensée, j'imagine que les minéraux de volent pas avec la vapeur... Demander la prochaine fois à l'atelier.

test vernis blanc 1 de Cassara à ma façon: craie, huile de table,  cmc (épais, texture +- mastic). Les traits épais seront blancs, les vides seront noirs, entre les deux : gris -> penser en négatif, comme pour les aquatintes chez Filip.

Test vernis blanc Cassara 2 = initial mais au savon de marseille liquide (celui que j'ai à l'atelier) : titane, savon marseille, huile lin (sans eau puisque le savon est liquide, j'ai encore dû ajouter de la craie pour densifier). Saupoudré de sel marin gros (haut) et sel ordinaire fin (bas) - résultat: gros sel=aucun effet; selfin = splashes comme prévu

 

Sugar lift

8.9 Sirop sucre/eau/pigments + cmc - bof, difficile à peindre, blobs épais sauf si je peins chaud. J'ai acheté du lait condensé sucré en tube pour refaire ça sans devoir chauffer le sirop. J'avais pas dosé non plus, pas très malin

Aussi à noter: laisser tremper dans de l'eau tiède/chaude et plume légère sur les traits, plutôt que de verser de l'eau bouillante à la Attila. Rajouter régulièrement de l'eau chaude. ça peut prendre des plombes.

A l'atelier du livre à Mariemont, Olivier Sonck conseille d'utiliser plutôt en vernis l'Ultraflex, très fiable selon lui... mais il coûte 65 euros le litre chez joopstoop. Il contient les ingrédients de la recette classique:  essence de térébentine, bitume de Judée, cire. Voir http://hbron1.skynetblogs.be/tag/gravure%20au%20sucre ou http://hbron1.skynetblogs.be/archive/2007/02/20/recettes-des-plus-grands-maitres-de-la-gravure.html.

Je pourrais le refaire ici, vite fait sur un coin de table. Il me manque le bitume. Bitume: dérivé de pétrole, pas cohérent dans mon optique; et puis, pourquoi en acheter pour un petit test de rien du tout. On peut le remplacer par de la  poix de bourgogne, extrait de résine de sapin. La fonction du bitume est de densifier le mélange pour que, liquide, il s'accroche en "poisseux" dès qu'il touche la plaque. Je peux le faire avec la silice fumée que j'ai en stock, en dépannage (pas très écolo non plus mais bon). Ou de la burnt plate oil nr 8?

Les proportions: selon Marchoul, document prêté par Oliver: 80g téré 20g bitume 10g cire.

Selon d'autres cités chez hbron 15g 50g (et 15g mastic) ou 45g 50g (et 10g copal), mais vu mon stock de cires diverses ici (de récup' en plus) je crois qu'on pourrait aller jusqu'à 50g cire/dammar pour 20g de poix + ce qu'il faut de térébenthine pour liquéfier tout ça.

Le dammar est dans mon mélange de base de récup' (de grattage de mes peintures à l'encaustique, enfin de mes tests de...), il servira à figer aussi le film et à le rendre plus résistant. ça tombe bien, ça ressemblera à la recette de rembrandt, excusez du peu.

NB le vernis lamour noir satiné comprend les mêmes ingrédients plus de l'essence de pétrole.

Palm lift = sugar lift à la graisse de palme

Aussi à tester plus tard: suivre la technique de la mouvance non toxique (voir xx sur inkteraction.ning): dessiner à la graisse de palme tiède (il utilise du crisco, margarine US, la graisse de palme a le même comportement, elle se fige tout de suite), recouvrir de vernis lascaux 2060, frotter la graisse avec un linge et faire mordre. Je pense qu'en chauffant au décapeur thermique pour fixer l'acrylique, sur la plaque chauffante, on pourra déjà éliminer le principal de la graisse.

Le principe: jouer sur les contraires. Premier cas: le sucre se dilue à l'eau chaude et la graisse ou l'ultraflex y résiste. Second: l'acrylique bien séché résiste au frottement et à l'huile.

Et enfin, une idée qui se révèlera peut-être tout à fait sotte: pour le même effet que la gravure au sucre , comme je peins si vite et si spontané, pourquoi ne pas peindre au saline etch ? quitte à le diluer d’un peu de cmc pour les traînées ?  Je le laisserais alors mordre le temps qu’il faut (faut être sûr de son coup), puis je rince..

 


9.9 Plaques offset. J'en ai profité pour essayer encore de travailler autre chose que la pointe sèche sur les plaques d'offset que l'imprimerie Havaux m'a données. Même résultat que celles, plus fines, de l'imprimerie APN. Le côté film: j'y touche pas; mais je comptais pouvoir travailler sur le dos. Le vernis semble inattaquable. Il faudrait poncer en 60 puis 140 puis 500 puis 1200  chaque plaque. Quelle perte de temps pour jouer les recycleuses... J'ai testé et le résultat est assez pitoyable. Chuis pitêt pas une bonne ponceuse. En couverture de livre, ça ne vaut rien non plus. J'ai dû faire un test de petit carnet pour me rendre compte qu'en main c'est yiiiiks (ne parlons pas des coins). Je vais les donner à Magda du Centre de la Gravure pour la kitchen litho avec les enfants.