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Un blog exploratoire en reliure et papier japon

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1/9 Gravure : vernis au toner - photocopie repassée

tests sur alu zinc - page 1

1.9  Je suis toujours à la recherche de techniques pour graver des alphabets non européens (depuis le runique jusqu'au japonais), afin de pouvoir imprimer des tissus ou des pots en plus du papier.

Je pourrais les graver en lino, mais ça risque d'être cassant/enfantin. Je sais de quoi je parle, quand j'écrivais l'arabe lors de mon long séjour au Caire, les mecs hurlaient de rire: "on dirait que tu as cinq ans".

J'essaie en transferts de photocopies, dont le toner durci me servirait de cache.

J'ai acheté du film ImagOn, à insoler; que je pensais insoler au soleil de l'été... aheum, loupé cet été belge, on a compté les rayons de soleil. Par ailleurs, les échanges sur le forum aquatinte m'ont convaincue que je perdais un peu mon temps (surtout comme débutante) avec cette piste. Je suis en particulier les avis de Jean-Claude, le modérateur, curieux, innovateur mais esprit critique. Je revends donc ce film non ouvert, voir bientôt sur amazon. 

J'ai aussi acheté en test des polyesther plates ("pronto plates"), qui permettent une forme de litho sur photocopie. Je connais la technique sur papier photocopie simple (j'en ai fait des essais pour la céramique, chercher sur mon autre blog Terre Envie).

Je viens de trouver encore plus simple. Pour les transferts en peinture, j'utilise plusieurs techniques que je dois résumer sous peu, je l'ai promis à tant de camarades en reliure. L'une d'elles me semble appropriée pour le métal. Je résume. On peut transférer le toner de photocopie à l'acétone ou avec d'autres produits solvants très agressifs pour les mauvais détoxifieurs comme moi. L'autre solution pour rediluer l'acrylique du toner: la chaleur!

  • J'imprime sur du papier à étiquettes (càd le papier un peu gras qui reste après utilisation des étiquettes, papier siliconé), le plus solide le mieux (eh oui sinon ça chiffonne dans la laser); via la laser HP du bureau, mais ça marche aussi en inkjet couleur; la seule différence est qu'en inkjet (Canon MG et Epson R2000), il faut bien connaître les paramètres car ces imprimantes pilotent les roues d'entraînement selon l'épaisseur du papier indiquée par l'utilisateur et selon les senseurs internes. Quand ça correspond pas: blocage. J'ai mis du temps à comprendre ça... Ce serait pourtant simple de l'indiquer dans le mode d'emploi. Bref.
    On peut imprimer sur papier sulfurisé aussi (cuisine pâtisserie, s'achète en feuilles), mais c'est plus difficile de les faire passer dans les imprimantes
    ça fonctionne sur papier ordinaire, mais c'est plus laborieux de décoller l'image.
    • NB. Prévoir d'imprimer en "reverse" : noirs doivent être blancs...
  • Je peux utiliser tout de suite ou après stockage d'un an.
  • Je chauffe la plaque (bien polie, dégraissée) sur ma plaque chauffante ou au décapeur thermique, ce qui est près de moi ou ce qui est allumé, pas de différence.
Prévoir des pinces! Tout est chaud ici.
  • Je place la photocopie (sur papier étiquette) face vers le bas sur la plaque chaude, je protège d'un papier et je repasse au fer ménager à haute puissance (sans vapeur). Deux minutes, parfois quatre, le temps qu'il faut pour que l'image soit bien transférée. Parfois je dois un peu terminer en frottant à la cuiller.
  • Je ne dois même plus passer la plaque au séchoir, le toner est bien "ancré" par la chaleur du fer.
  • Je trempe directement dans le saline etch, le temps qu'il faut

Pour la sortie en photoshop ou gimp

inverser photo, effet che guevara: image n/b puis filter threshold puis inverted avec filter

texte en indesign: fond d'objet noir, texte blanc, marges inside de bloc - invert

L'étape suivante: avec les gris selon la technique de Filip Leroy.

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